Pallas Data

Sondage fédéral de Pallas Data : les Canadiens s’intéressent à l’IA comme outil de travail, plus de 40 % d’entre eux adoptent les outils d’IA pour l’entrepreneuriat

(TORONTO, le 22 octobre 2025) – Selon un nouveau sondage de Pallas Data, les Canadiens accueillent l’intelligence artificielle comme un outil de travail plutôt que de la considérer comme une menace existentielle. La moitié d’entre eux ne craignent pas que l’intelligence artificielle prenne leur emploi et près de la moitié sont prêts à utiliser l’intelligence artificielle pour quitter leur emploi traditionnel afin d’obtenir un meilleur revenu.

Résumé des constatations

  • La moitié des Canadiens ne craignent pas du tout que l’IA et l’automatisation les obligent à changer d’emploi ou de carrière au cours des cinq prochaines années
  • Un peu moins de la moitié des Canadiens utiliseraient une IA “effrayante” pour gagner plus d’argent
  • 1 Canadien sur 5 utilise quotidiennement des outils d’IA
  • Mais un peu moins d’une personne sur quatre considère l’IA comme une menace.



Entre le 12 et le 16 octobre, Pallas Data a interrogé 1 206 adultes canadiens âgés de 18 ans ou plus à l’aide de PharoVoice, la plateforme d’enquête vocale et de SVI de Pallas Data. La marge d’erreur est de +/- 2,8% au niveau de confiance de 95%.

Le sondage a révélé que 50 % des Canadiens ne craignent pas du tout que l’IA et l’automatisation les obligent à changer d’emploi ou de carrière au cours des cinq prochaines années, 22 % seulement exprimant un certain niveau d’inquiétude. Par ailleurs, 41 % des Canadiens affirment qu’ils quitteraient certainement ou probablement leur emploi actuel s’ils pouvaient utiliser des outils d’IA pour gagner autant ou plus d’argent, et cette proportion atteint 49 % chez les Canadiens de moins de 35 ans.

” Cette recherche révèle l’émergence d’une nouvelle classe de Canadiens compétents en matière d’IA “, a déclaré Joseph Angolano, fondateur et chef de la direction de Pallas Data. “Ils utilisent souvent l’IA, ils ont tendance à être plus jeunes et, bien qu’ils soient conscients des menaces potentielles de l’IA, ils reconnaissent également qu’elle pourrait être une force libératrice qui pourrait leur apporter plus de richesse.”

L‘enquête a révélé une adoption généralisée de l’IA au Canada :
– 62% des Canadiens sont au moins quelque peu familiarisés avec les outils d’IA, ce chiffre atteignant 74% chez les moins de 35 ans
– 19% utilisent des outils d’IA quotidiennement, ce chiffre atteignant 26% chez les moins de 35 ans
– 38% utilisent des outils d’IA au moins quelques fois par semaine

Interrogés sur la double nature de l’IA – à la fois effrayante et utile – 49 % des répondants ont déclaré qu’ils utiliseraient quelque chose qui les effraie si cela pouvait leur faire gagner beaucoup plus d’argent. Parmi les utilisateurs quotidiens de l’IA, ce chiffre grimpe à 78 %.

Les Canadiens ont des points de vue plutôt nuancés sur l’impact sociétal de l’IA. Si 53 % d’entre eux considèrent l’IA comme une menace et une opportunité à parts égales, seuls 24 % estiment qu’il s’agit surtout d’une menace. Toutefois, 63 % conviennent que l’IA crée une nouvelle forme d’inégalité entre ceux qui peuvent l’utiliser et ceux qui ne le peuvent pas.

Le sondage a également révélé des divergences politiques et démographiques sur la perturbation économique de l’IA. Alors que 52 % de l’ensemble des Canadiens pensent que des millions de personnes utilisant l’IA pour quitter des emplois traditionnels seraient néfastes pour le Canada, cette proportion tombe à 36 % chez les utilisateurs quotidiens de l’IA. Les électeurs du NPD et du Bloc sont plus susceptibles de voir cette tendance d’un mauvais œil que les électeurs libéraux et conservateurs.

“L’IA pourrait bien s’avérer être un perturbateur du travail traditionnel, en particulier du travail organisé, car l’IA pourrait permettre l’émergence d’une nouvelle classe d’entrepreneurs canadiens”, a fait remarquer M. Angolano. “Les deux principaux partis politiques devront réfléchir longuement à la manière de capter ce segment d’électeurs, non pas parce qu’ils représentent l’avenir, mais parce qu’ils sont le présent.”

En ce qui concerne les intentions de vote au niveau fédéral, le sondage a révélé que les libéraux se situaient à 37 % parmi l’ensemble des électeurs (41 % parmi les électeurs décidés et ceux qui penchent pour le parti), les conservateurs à 33 % (37 %), le NPD à 9 % (11 %) et le Bloc Québécois à 6 % (6 %, 26 % au Québec).

Méthodologie :
L’analyse de ce rapport est basée sur les résultats d’un sondage effectué du 12 au 16 octobre auprès d’un échantillon de 1 206 adultes, âgés de 18 ans ou plus, vivant au Canada et ayant le droit de voter aux élections fédérales. L’enquête a été réalisée au moyen d’entretiens téléphoniques automatisés avec des agents en direct de l’IA et de la technologie de réponse vocale interactive (RVI).

Les personnes interrogées l’ont été sur des téléphones fixes et des téléphones portables. L’échantillon a été pondéré en fonction de l’âge, du sexe et de la région, conformément au recensement de 2021. L’enquête est censée représenter la population adulte du Canada.

La marge d’erreur du sondage est de +/- 2,8% au niveau de confiance de 95%. Les marges d’erreur sont plus élevées dans chaque sous-échantillon.

Les totaux peuvent ne pas atteindre 100 % en raison des arrondis.

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